
Bandes Originales
La discothèque de Chezmanucbien rassemble des disques cultes, des albums incontournables qui m'ont vraiment marqué. On voudrait en mettre plus, mais par esprit de sélection et un peu par paresse en voici quelques uns qu'on voudrait vous faire partager.
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THE DUST BROTHERS
Fight Club
Rykodisc/Naive (1999)
la bande originale s'ouvre sur des volutes distordues qui rentrent dans la tête comme un étrange rythme cardiaque, nous entrainant dans les méandres de l'esprit de Jack (voir la critique du film). au son des guitares saturées et d'une basse profonde on se laisse vite envoûter, oscillant entre montées d'adrénaline violentes et de cuivres irréguliers. pas de doute la musique suit sans problème le film, jouant sur son côté déviant voir instable. les titres s'enchaînent dans une parfaite déconstruction, prenant soin de mélanger les ambiances et les différents trips: à la mélodie coconne et kitchèsque de "corporate world" succède "psycho boy jack" et ses grosses guitares méchantes. on découvre ici un aspect moins connu des Chemical-Dust Brothers, capables de passer du big beat sous acides à un trip décousu et malade.
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CLINT MANSELL
Requiem For a Dream
WSM/Warner (2001)
aussi importante que la mise en scène de Darren
Aronofsky, la bande originale de Requiem For A Dream fait
partie des rares compositions qui nous replongent totalement dans le film.
la partition du symphoniste contemporain Clint Mansell, aussi puissante
et oppressante que le film se caractérise par son éclectisme
et ses essaies electro et violon qui dérangent. les quelques thèmes
de "Requiem" sont repris tout au long du disque, toujours plus
riches et toujours plus chaotiques, tant et si bien qu'on se retrouve
encore sous le choc de l'oeuvre désormais culte de d'Aronofsky.
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KENJI KAWAI
Avalon
Virgin/EMI (2002)
l'oeuvre d'Oshii est si intense que les dialogues en sont
réduits à leur strict minimum.
au choc visuel des images (voir la critique du film), Kenji Kawai a répndu par une partition
absolument gigantesque. oscillant entre chant spirituel et des morceaux
instrumentaux hypnotiques, la musique plonge la fable dans une autre dimension,
intemporelle et magique. le générique "log off",
terriblement efficace grace au chant du National Orchestra de Varsovie,
donne tout son poids au film; et c'est encore plus vrai avec le somptueux
"voyage to avalon", emmené au chant par la soprano Elzbieta
Towamicka, qui accompagne de façon magistrale la scène finale.
on peut dire que Kenji Kawai a eu du mérite à forger cette
prodigieuse b.o avant même d'avoir vu les premières images
du film.
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YANN TIERSEN
Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain
Virgin/EMI (2001)
certes Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain a été un énorme succès public et critique; mais surtout il a fait découvrir Yann Tiersen au plus grand nombre, auteur de deux albums époustouflant de légèreté et de mélodies heureuses, à savoir "L'Absente" et "Le Phare". La bo du film de J-P Jeunet reprend à son tour quelques titres issus de son répertoire auxquels il ajoute des compositions sincères, mélancoliques ou joyeuses. Il joue sur son piano avec légèreté et entrain, toujours modernes et nostalgiques. c'est une véritable cure de fraîcheur et de poésie, sans doute grace à une orchestration réduite: piano, guitare, accordéon et bien sûr Tiersen et son violon. c'est simple, presque prosaique, et terriblement prenant.
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