Disko partizani!

Il fallait venir tôt lundi soir. La Maroquinerie était pleine à craquer pour Shantel & le Bucovina Orkestra, prête à danser pendant deux heures et faire péter la vodka dans une ambiance euphorique. Tsiganizatsia ! Quelques clics sur Youtube vous montreront à quoi ressemblent les concerts de Shantel, le producteur, musicien et DJ qu’on s’arrache d’Istanbul à Berlin. Produites en Bucovine, à la frontière de la Roumanie et de l’Ukraine, ses compilations ont fait le tour de l’Europe, grâce à un style inimitable associant des balkan beats à du disco russe, des rythmes orientaux, des orchestrations tsiganes et quelques verres derrière le col. J’avais déjà pris une énorme claque à leur découverte à Istanbul, cette fois c'est à Paris avec son orkestar au complet.
Le décor est planté il y a un accordéon, trompette, saxophone, violon, synthé, basse, batterie et des platines qui finalement n’auront pas beaucoup servies. Shantel chante au micro avec sa nonchalance et son charisme habituels, tout sourire en direction des filles. Notons que sa guitare est tenue à bonne hauteur par un pied, pas vraiment rock’n’roll mais terriblement cool. Dès les premiers titres c’est une joie immense qui se dégage de la scène. Le public est bouillant. Les titres de Disko Partizani (Essay Recordings, 2007) succèdent aux vieux tubes de Bucovina Club, et en un instant tout bascule, c’est un semestre passé en Turquie qui défile devenant moi, qui me colle au corps. Shantel à Babylon, c’est ma madeleine de Proust.
Pas avare en alcool, il revient sur scène avec une bouteille de vodka qu’il partage aussi sec en distribuant des verres. Les visages trempés de sueur aux premiers rangs sont euphoriques, pendant que Bucovina Orkestra entame "Disko partizani". Tout le monde est à bout de souffle, mais la fête continue dans une ambiance à la Emir Kusturica ou Vladimir Cosma à qui l'on doit la musique de Rabbie Jacob. Shantel éclabousse la fosse en tappant sur sa caisse claire remplie d’eau, une fille monte sur scène, d’autres slamment dans tous les sens. On pourrait continuer à danser pendant toute la nuit, mais après un rappel à rallonge c’est bel et bien fini. Pour cette-ci en tout cas. (crédit photo Mikael)
Le décor est planté il y a un accordéon, trompette, saxophone, violon, synthé, basse, batterie et des platines qui finalement n’auront pas beaucoup servies. Shantel chante au micro avec sa nonchalance et son charisme habituels, tout sourire en direction des filles. Notons que sa guitare est tenue à bonne hauteur par un pied, pas vraiment rock’n’roll mais terriblement cool. Dès les premiers titres c’est une joie immense qui se dégage de la scène. Le public est bouillant. Les titres de Disko Partizani (Essay Recordings, 2007) succèdent aux vieux tubes de Bucovina Club, et en un instant tout bascule, c’est un semestre passé en Turquie qui défile devenant moi, qui me colle au corps. Shantel à Babylon, c’est ma madeleine de Proust.
Pas avare en alcool, il revient sur scène avec une bouteille de vodka qu’il partage aussi sec en distribuant des verres. Les visages trempés de sueur aux premiers rangs sont euphoriques, pendant que Bucovina Orkestra entame "Disko partizani". Tout le monde est à bout de souffle, mais la fête continue dans une ambiance à la Emir Kusturica ou Vladimir Cosma à qui l'on doit la musique de Rabbie Jacob. Shantel éclabousse la fosse en tappant sur sa caisse claire remplie d’eau, une fille monte sur scène, d’autres slamment dans tous les sens. On pourrait continuer à danser pendant toute la nuit, mais après un rappel à rallonge c’est bel et bien fini. Pour cette-ci en tout cas. (crédit photo Mikael)
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