Pouvoirs magiques

Quand elle a commencé à sortir des disques il y a plus de dix ans, personne n’aurait parié un kopeck sur le futur de Chan Marshall alias Cat Power. Les années ont passé, et ses disques sont devenus des aires de repos, des véritables refuges en cotons. Cat Power sait habiller comme personne ses chansons d'une voix soul-folk dotée de pouvoirs magiques, et Jukebox (Matador) son deuxième album de reprises après The Covers Record en 2000, n’échappe pas à la règle. Hank Williams, James Brown, Bob Dylan, Joni Mitchell ou Nick cave, toutes semblent avoir depuis toujours appartenus à Cat Power.
Heureux comme tout de retrouver le charme de l’américaine ce vendredi, je me dirige dans le petit studio de Virgin Radio pour un concert en toute intimité, seulement une petite cinquantaine de personnes est là pour l’entendre. Conforme à sa réputation et pas vraiment à l’heure, c’est sa présence scénique qui capte tous les regards. On la dit incontrôlable et passablement névrosée, une fois exposée au public c’est à coeur ouvert qu’elle se donne, qu’elle se balance en permanence, et reprend depuis la profondeur de son âme des classiques largement revisités. Si les titres sont parfois inégaux, "Metal heart" puis "Lost someone" me fichent d’un coup d’un seul des frissons pour une heure entière, et pourtant dans le studio la climatisation est à son maximum. Elle incarne un personnage difficile à cerner, d’une humeur changeante, qui fait des grimaces au public pour l’instant d’après se livrer dans une chanson. Mais c’est tout ce qu’on aime chez une femme, son caractère magnétique et sa confusion caline. En un mot, féline.
Heureux comme tout de retrouver le charme de l’américaine ce vendredi, je me dirige dans le petit studio de Virgin Radio pour un concert en toute intimité, seulement une petite cinquantaine de personnes est là pour l’entendre. Conforme à sa réputation et pas vraiment à l’heure, c’est sa présence scénique qui capte tous les regards. On la dit incontrôlable et passablement névrosée, une fois exposée au public c’est à coeur ouvert qu’elle se donne, qu’elle se balance en permanence, et reprend depuis la profondeur de son âme des classiques largement revisités. Si les titres sont parfois inégaux, "Metal heart" puis "Lost someone" me fichent d’un coup d’un seul des frissons pour une heure entière, et pourtant dans le studio la climatisation est à son maximum. Elle incarne un personnage difficile à cerner, d’une humeur changeante, qui fait des grimaces au public pour l’instant d’après se livrer dans une chanson. Mais c’est tout ce qu’on aime chez une femme, son caractère magnétique et sa confusion caline. En un mot, féline.
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