Menteur-menteur

Angers avait un air de fête ce weekend. Avant d’essayer les gaufres et les loopings de la fête foraine nous étions au Chabada pour le concert de Liars, une performance d’une intensité rare. On s’en doutait voir Liars à Angers c’est un petit miracle, un cadeau tombé du ciel. Même s’il n’y a pas grand monde devant la petite scène du Chabada, bon nombre d’initiés attendent avec impatience la bande des menteurs, histoire de voir si les rumeurs disent vraies.
Liars fait partie de ces groupes qu’on aime à l’instar d’Animal Collective ou Battles, toujours prêt à prendre un nouveau tournant. De fait leur discographie joue parfois au grand écart entre Drum’s not dead (Mute, 2006) et leur dernier Liars (Mute, 2007), passant d’un concept album peu engageant à des titres plus pop (toute proportion gardée j’entends bien). Première surprise : les Liars se sont offerts les services d’un guitariste supplémentaire pour la tournée, mais c’est toujours Angus Andrew qui mène la danse, lui, le grand en costume complet blanc qui arrive maintenant sur scène. Imperturbable, il donne vie à chacun des titres avec une présence saisissante quand derrière lui les caisses claires résonnent de pair : ils sont deux à marteler "A visit from drum". L’atmosphère est tendue, la musique de Liars pèse avec une certaine noirceur sur le public. On est toujours au bord de la rupture, attendant ce moment où tout bascule, que les guitares hurlent, que les cymbales s’affolent. Les meilleurs plages de Drum’s not dead jouent savamment avec cette frustration, une tension contenue de bout en bout qui colle à la chemise. Il faut attendre les titres plus récents de Liars pour évacuer la pression. Quand arrive finalement "Plaster casts of everything" dans un énorme fracas, agitant un public dévoué à la cause, Liars prouvent qu’ils n’ont rien perdu de la violence de leurs débuts - j’en profite ici pour mette le doigt sur la ressemblance frappante entre ce clip et celui-là de I Love UFO.
La présence magnétique d’Andrew nous enlève à la pesanteur terrestre pour un dernier titre anormalement traditionnel "The other side of mt. heart attack". On ressort du Chabada léger et on en veut encore, ce sera du côté de la fête foraine cette fois.
Liars fait partie de ces groupes qu’on aime à l’instar d’Animal Collective ou Battles, toujours prêt à prendre un nouveau tournant. De fait leur discographie joue parfois au grand écart entre Drum’s not dead (Mute, 2006) et leur dernier Liars (Mute, 2007), passant d’un concept album peu engageant à des titres plus pop (toute proportion gardée j’entends bien). Première surprise : les Liars se sont offerts les services d’un guitariste supplémentaire pour la tournée, mais c’est toujours Angus Andrew qui mène la danse, lui, le grand en costume complet blanc qui arrive maintenant sur scène. Imperturbable, il donne vie à chacun des titres avec une présence saisissante quand derrière lui les caisses claires résonnent de pair : ils sont deux à marteler "A visit from drum". L’atmosphère est tendue, la musique de Liars pèse avec une certaine noirceur sur le public. On est toujours au bord de la rupture, attendant ce moment où tout bascule, que les guitares hurlent, que les cymbales s’affolent. Les meilleurs plages de Drum’s not dead jouent savamment avec cette frustration, une tension contenue de bout en bout qui colle à la chemise. Il faut attendre les titres plus récents de Liars pour évacuer la pression. Quand arrive finalement "Plaster casts of everything" dans un énorme fracas, agitant un public dévoué à la cause, Liars prouvent qu’ils n’ont rien perdu de la violence de leurs débuts - j’en profite ici pour mette le doigt sur la ressemblance frappante entre ce clip et celui-là de I Love UFO.
La présence magnétique d’Andrew nous enlève à la pesanteur terrestre pour un dernier titre anormalement traditionnel "The other side of mt. heart attack". On ressort du Chabada léger et on en veut encore, ce sera du côté de la fête foraine cette fois.
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