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Sessions urbaines

villette sonique
C’est à l’improviste que mon arrivée s’effectue pour ce deuxième jour du festival Villette Sonique, festival de musiques actuelles presque contemporaines, gratuit, de qualité, dans les jardins investis par les sculptures poétique de Claes Oldenburg, organisé par la ville de Paris. Le premier jour ne m’ayant guère sensibilisé, j’étais dans l’attente d’un spectacle un peu plus convainquant. Et quelle ne fut pas ma surprise… Shit And Shine: La formation atypique de ce groupe se compose de trois batteurs ayant chacun une batterie agencée différemment, composée essentiellement de set minimales, proche de la fanfare, de deux basses qui assurent la partie chant, et basta. Dès lors je suspecte cette assemblée de nous délivrer un son stoner. Je jette un œil au fascicule : "proche de Sunn O… " Je ne me suis pas trompé ! Un groupe phare de ce mouvement issu du rock n roll basé sur de lourds riffs dont le groupe etendart équivalent stoner éducoloré sauce pop se prénomme Queens Of The stone Age. Mais ici, contrairement à Sunn O, le folklore vestimentaire n’est pas de mise. Le groupe aura pour tout et pour tout joué un titre, de 45 minutes, dont la sonorité très rock from Chicago, (un son lourd, froid & répétitif), qui joue sur les nuances, l’évolution des nappes, sorte de croisement improbable entre la musique minimaliste de Philipp Glass et le fameux groupe du producteur Steve Albini, les bien nommés Schellac. Les 3 batteries jouent tour à tour leurs boucles, sortes de boites à rythmes rock métal orchestrées mécaniquement, afin d’appuyer le sentiment de lourdeur. La mécanisation du jeu, apportant froideur et ampleur à l’orchestre, vient se mêler et butter contre le son des deux basses, lourd et baveux, rappelant celui des Melvins. Le concert devient vraiment convainquant, je suis touché, la lente progression me saisi, la longue durée du morceau s’est déjà écoulée je suis en appétit. Fin du concert.

villette sonique
Polysics: La foule s’amasse, je me colle contre la scène attendant que l’arrivée massive soit terminée. Polysics est un groupe japonais qui a le vent en poupe, nous sommes à Paris. Hype is Japan. Je prépare mon appareil photographique. A mes cotés se trouvent des groupies agglutinées en plein air dont les cris de volaille témoignent d’un dévouement fanatique, à l’allure vestimentaire rappelant l’ambiance d’un concert d’Indochine (vécu ?). Le concert peu commencer dignement. Le groupe installe lui même son matériel, arborant ses tuniques oranges, lunettes laser noires, sorte d’espace temps stylistique entre Mario Bros et les Ghostbusters. Le concert démarre très fort. Une grande énergie émane du groupe, la basse percute, rythmique imparable, son bondissant tel une balle de tennis sur un grand cour à Roland Garros, le jeu m’évoque le rock vitaminé et non moins dansant du death disco. Les sonorités oscillent entre mélodie électro kitsch des années 80, et rythmique virevoltée. Le guitariste, leader du groupe sur scène, assure le show, entre star assumée et image d’epinale déjantée du japon qui ravi les français. Le public est conquis. Seul la partie clavier fait office d’intrus durant le set, délivrant une partie mélodique relativement statique dans sa prestation chorégraphique. Les compositions sont toutes redoutables en concert, le groupe donne toute son énergie, la foule s’embrase. Mon périple ferroviaire valait le détour.
Clichés haute résolution de cette journée ensoleillée (à télécharger)
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