Postcard from Trabendo
Heureux, je suis heureux! Je sors du concert de Beirut le coeur léger, le sourire aux lèvres. C'est vers 21h que Sidi Ali, venu en renfort assurer la première partie, prévient "Non je ne suis pas les Dirty Projectors qui ont eu un empêchement, on m'a appelé il y a une heure". Dommage. En même temps le bonhomme ne se débrouille pas mal, on se rappelle l'avoir vu chanter tout récemment avec Zach Gordon dans un bar parisien. Pour l'heure on se fraie un chemin dans le Trabendo plein à craquer, Beirut va commencer. Ils sont huit ou neuf musiciens sur scène et forment un gulag orkestar digne de leur réputation: ukulélé, trompette, guitare, batterie, mandoline et tambourin, clavier, violon, accordéon et des cuivres en tous genres. Les instruments chantent, je frissone. C'est une délivrance, une joie sans nom que de découvrir enfin ces chansons qui sont restées si longtemps sur ma platine. A chaque son de trompette ou d'euphonium, c'est l'émotion. On n'arrive pas à savoir si c'est triste ou si c'est gai, ce mélange de folk américain de musiques slaves.
Zach s'exprime dans un français remarquable, et semble maintenant beaucoup mieux à Paris qu'en novembre dernier. Il s'excuse même d'avoir fait faut bon. "Un dernier pour la route" lance-t-il au public tirant sur une fiole de whisky. Et d'enchaîner sur une reprise du "Moribond" de Jacques Brel. La suite est un succession de chansons incroyables, jouées avec un charisme certain. "Elephant gun", "Postards from Italy", "Scenic world", "After the curtains". Tout son répertoire et même un peu plus: il y a cet air mexicain dont il ne retrouve pas le nom (c'est que la route est longue) véritable point d'orgue de la soirée où les Dirty Projectors (finalement là) et Monsieur Saura viendront se joindre. On est pas loin de l'ambiance des films de Kusturica, c'est la fête au sens slave du terme. En attendant une nouvelle galette début octobre, une petite derniere pour la route!
Zach s'exprime dans un français remarquable, et semble maintenant beaucoup mieux à Paris qu'en novembre dernier. Il s'excuse même d'avoir fait faut bon. "Un dernier pour la route" lance-t-il au public tirant sur une fiole de whisky. Et d'enchaîner sur une reprise du "Moribond" de Jacques Brel. La suite est un succession de chansons incroyables, jouées avec un charisme certain. "Elephant gun", "Postards from Italy", "Scenic world", "After the curtains". Tout son répertoire et même un peu plus: il y a cet air mexicain dont il ne retrouve pas le nom (c'est que la route est longue) véritable point d'orgue de la soirée où les Dirty Projectors (finalement là) et Monsieur Saura viendront se joindre. On est pas loin de l'ambiance des films de Kusturica, c'est la fête au sens slave du terme. En attendant une nouvelle galette début octobre, une petite derniere pour la route!
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