Kitsuné was there
Duo allemand issu de la vague électro-rock, frère de mix de nos chers Justice, Digitalism est un duo qui a le vent en poupe. Découvert tardivement sur une compile des Inrocks, le titre imparable "idealistic" m’avait conduit à en savoir un peu plus. C’est donc tout naturellement que la galette est arrivée chez moi, et assez chaudement accueillie.En effet, malgré une esthétique et un buzz marketing autour de cette panoplie d’artistes tous plus électro-rock-glam-clash que les autres, Digitalism impose d’entrée sa marque de fabrique. L’univers asséné des bornes d’arcades des années 80, aux couleurs bi chromiques vert et violet fluo annoncent le ton. Ce duo nous fait partager une expérience dans ce que les années 80 ont de plus plastique, de plus synthétique. C’est l’image d’Épinal maîtrisée par une caricature efficace. L’album est très éclectique, gardant l’auditeur toujours en éveil a chaque nouveau titre, allant d’un titre house typé Armand Van Helden avec son dernier ghetto blaster, à un titre de post punk tout droit sorti d’Interpol qui serait venu déguster des petits fours chez nos amis The Rapture. Parfois ça et la, des relents d’analogique, entrevue de Moog, qui viennent à la rencontre d’acid house, relevant d’une fine alchimie. Ce disque pourrait être une rencontre improbable, anti-générationnelle, du Summer of love, en passant par la disco des Pet Shop Boys, les montées de synthétiseurs de Tangerine Dream pour finir par les délires rythmiques de 808 State. Ce disque est donc une réussite, un grand coup de cœur, qui avant d’être une simple galette de plus pour clubber, nous offre une plongée chargée d’émotions pour toutes ces révolutions synthétiques qui ont marqué à jamais la musique d’aujourd’hui.
Digitalism - Idealism (Kitsuné)
DIGITALISM anything new (MP3)
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