Imposture Ephemere
A l'occasion des fameuses soirées nomades, soirées organisées par la Fondation Cartier, Matmos s'infiltrait au sein de l'exposition Rock'n Roll. « Projet électronique radical du duo Drew Daniel et Martin C. Schmidt, Matmos s’est fait connaître d’un plus large public pour ses collaborations avec Björk. ». Voilà toutes les informations que j’avais lors du rendez-vous pour ce concert qui s’annonçait trépident, insolite. Une fois n’est pas coutume, d’allier la Fondation Cartier, lieux à l’architecture très poétique de Jean Nouvel, mêlée à l’exposition Rock’n Roll, ressassant la révolution culturelle du Rock, le tout pour un concert de musique électronique dont la fiche décrit une collaboration avec l’artiste énigmatique Björk !Une petite scène était installée dans l’obscurité, laissant place aux concertistes qui allaient nous délivrer, je l’espérais, de l’exiguïté euphorique que peut apporter un tel lieux. Matmos mélange sons électroniques, lame instrumentale, allant du vocodeur krautrock, à l’anecdotique élastique en caoutchouc tendu, assurant la partie basse. Le tout agrémenté de gimmick vocaux, assurés par deux intervenants, rappelant la formation maracas d’Herman Düne. La comparaison s’arrête la. Le groupe oscille entre électro progressive, parfois proche du drone, à l’électro pop la plus branchée des Boutiques parisiennes. Le concert est parfois entraînant, mais le groupe souffre dans la durée.
En effet, chaque morceau, dont l’envole se fait parfois attendre, hésite, et fini par retomber là ou le public l’attendait. Le concert fut très court. Matmos, malgré un humour fin, composé d’une musicalité créative s’essouffle. Nous restons sur notre faim, en attendant une autre démonstration.
myspace.com/matmos1
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