Art Minimal
A l’heure où sonne le glas de l’électro minimale, épuisée, étendard commercial pour club lounge érinté, surgit des tréfonds d’un Chester One, Pantha du Prince, formation électro de Gui Boratto. Après son excellent Chromophobia, revient avec son son très léché, au visuel raffiné, qui pourrait nous rappeler l’univers suédois des Royksopp ou d’un mix imparable de Carl Craig.Mais non, Pantha du Prince a son identité, a su semer la brèche, non par son originalité, mais pas sa justesse, qui au fil de l’album nous entraîne sur un long chemin, formé d’ondes, qui n’ont de saturations que l’âpre sensation d’un satin sur la peau, pour mieux révéler ce qu'est la base de l'électro minimale, le beat ultime, l’écrin qui fait d’un objet un classique, intemporel, un passage improbable entre Pierre Cardin et Air à leur apogée. Pantha du prince c’est une nappe de velours, où sont distillées quelques acides, quelques montées, mais toujours dans une certaine idée du goût, de l’osmose, nous somme ici pour nous détendre, c’est le disque de l’after work.
Pantha Du Prince - This Bliss (Dial Rec)
PANTHA DU PRINCE eisbaden (MP3)
extrait du This Bliss
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