Archets frénétiques et douce mélancolie
Dans le cadre du festival de Saint-Denis se produisaient les américains du Kronos Quartet dans la très prestigieuse basilique : un lieu rêvé pour la musique du Kronos, solennelle et puissamment évocatrice. Cette formation joue un rôle essentiel dans la création contemporaine depuis plus de 30 ans. Si les instruments sont "classiques", trois violons et un violoncelle, leur musique est résolument moderne comme en témoigne leurs collaborations avec David Bowie, Philipp Glass ou encore Steve Reich. Le Kronos s’est aussi intéressé à la musique de film, il est notamment l’interprète de la BO de Requiem for a dream.
Le Quartet a fait le choix de la diversité dans leur approche de la création musicale en développant une série de collaborations avec les plus grands noms de la musique contemporaine. Le concert de la basilique Saint-Denis illsutre parfaitement cet état d’esprit d’ouverture musicale : les mouvements s'enchaînent sans se ressembler. Le Kronos joue des pièces de musique de compositeurs très divers, Osvaldo Golijov, le groupe de rock mexicain Café Tacuba, John Adams ou encore Terry Riley. Certains morceaux sont soutenus par de la musique préenregistrée, ainsi de la guitare et des percussions accompagnent parfois le Quartet. L’évènement de la soirée est la pièce de musique spécialement composée pour le Kronos Quartet par le jeune compositeur Felipe Pérez Santiago et jouée en exclusivité mondiale. Une œuvre hallucinante, presque bruitiste, utilisant des sons électroniques, le tout dans la basilique Saint-Denis s’il vous plaît.
L’œuvre la plus complexe et la plus moderne jouée par le groupe ce soir est sans aucun doute, "Cadenza on the night plain" de Terry Riley, un des pères de la musique minimaliste. On peut entendre lors de ce mouvement les instruments séparément puisqu’une partie solo est réservée à chacun d’entre eux. Une œuvre vraiment sublime mais peut-être la moins accessible de ce concert eccléctique. Le Kronos ne déçoit pas: oscillant entre coups d’archets frénétiques et douce mélancolie, l’enthousiasme des musiciens semble avoir conquis le public du festival. Trente ans plus tard, le groupe reste l’un des fers de lance de la création contemporaine, médium idéal pour des compositeurs de générations et d’horizons très différents.
Le Quartet a fait le choix de la diversité dans leur approche de la création musicale en développant une série de collaborations avec les plus grands noms de la musique contemporaine. Le concert de la basilique Saint-Denis illsutre parfaitement cet état d’esprit d’ouverture musicale : les mouvements s'enchaînent sans se ressembler. Le Kronos joue des pièces de musique de compositeurs très divers, Osvaldo Golijov, le groupe de rock mexicain Café Tacuba, John Adams ou encore Terry Riley. Certains morceaux sont soutenus par de la musique préenregistrée, ainsi de la guitare et des percussions accompagnent parfois le Quartet. L’évènement de la soirée est la pièce de musique spécialement composée pour le Kronos Quartet par le jeune compositeur Felipe Pérez Santiago et jouée en exclusivité mondiale. Une œuvre hallucinante, presque bruitiste, utilisant des sons électroniques, le tout dans la basilique Saint-Denis s’il vous plaît.
L’œuvre la plus complexe et la plus moderne jouée par le groupe ce soir est sans aucun doute, "Cadenza on the night plain" de Terry Riley, un des pères de la musique minimaliste. On peut entendre lors de ce mouvement les instruments séparément puisqu’une partie solo est réservée à chacun d’entre eux. Une œuvre vraiment sublime mais peut-être la moins accessible de ce concert eccléctique. Le Kronos ne déçoit pas: oscillant entre coups d’archets frénétiques et douce mélancolie, l’enthousiasme des musiciens semble avoir conquis le public du festival. Trente ans plus tard, le groupe reste l’un des fers de lance de la création contemporaine, médium idéal pour des compositeurs de générations et d’horizons très différents.
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