Klezmer à la Bechet

Composé de guitares, batterie jazz, accordéon, quelques samples et de son leader David Krakauer à la clarinette, le Klezmer Madness débarquait mardi sur la scène de Magic Metis à St Denis. Dans un français tout à fait correcte qui cache bien ses origines new-yorkaises, David Krakauer lache à la fin de "Bubbemeises": "Il faut chanter fort pour couvrir l'orage!" Et d'entammer avec un sourire une chanson juive à la clarinette. Le public est comblé: dehors il pleut des cordes, et l'athmosphère qui règne dans cette petite salle ronde, tout en bois, donne véritablement dans le chaleureux. Le jazzband puise dans un répertoire yiddish des influences larges, du jazz de la Nouvelle-Orléans au chansons des Balkans, où le rap et le sampler de Socalled viennent parfois brouiller les pistes. Socalled on est fan. Et j'adore son look anti-rappeur, comme si c'était chabbat. Super charismatique, David Krakauer raconte quelques détails sur la tradition hassidique, et les histoires cachées derrière chacun des titres. Chanson d'amour, chanson de mariage, théatre juif. "Et celle-là c'est quand on se retrouve autour d'une grande table, et on chante, et on boit" - "et on chante et on boit" repris en écho par le petit canadien, en intro à "Turntable pounding". Pour la plupart issus de Klezmer, NY et du dernier Bubbemeises: Lies My Gramma Told Me, les titres s'enchaîent et c'est déjà l'heure du rappel. Public insistant, il reviendra deux fois et terminera ce grand soir par "Misirlou", en version yiddish. C'est tout simplement grand, merci merci merci!
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