News, concerts, videos & mp3

 

Dijon et son Génériq (part.1)

Le festival Génériq, nouvel événement musical organisé à l’est par les Eurockeennes (Belfort), le Noumatrouff (Besançon) et la Vapeur (Dijon) fait vibrer clubs, salles de spectacle, de concerts, centres d’art contemporain, centres chorégraphiques, avec une programmation audacieuse. Coup de projecteur sur l’événement dijonnais.

festival generiq dijon

Jeudi tout commence à l’Athénium avec Boom Pam
, produit par Shantel. Très vite, je ne regrette déjà plus d’avoir réservé mes trois jours. Ce jeune groupe, dont le nom est tiré d’un vieux hit israëlien, distille un rock jazz manouche très subtil, entre musiques gypsy et attitude rock pour (je cite) « faire bouger les foules au milieu du dancefloor et donner à leur concerts l’atmosphère d’une fête de mariage où l’alcohol coule à flots » ! A croire que leur bio a été concoctée par Philippe Manœuvre en personne. Le chant rappelle les couleurs de la culture israélienne, c’est festif, bucolique et on trouve parfois même audaces de ska dignes des Specials. Suit Socalled (musicien, magicien, photographe, écrivain), attendu avec impatience. Le set commence très fort : entrée yiddish au piano par ce fameux MC canadien, puis le groupe démarre avec basse, trompette. Des « spécial guest viendront poser des lyrics. La boite à rythme de Socalled est mal connectée, l’obligeant à faire un début de concert totalement improvisé, et prenant le tout avec beaucoup d’humour. Je suis déjà séduit. Apres ça, les titres s’enchaînent. On est touché par ces déambulations maladroites, cette sincérité, et cette passion pour la musique que transmet le groupe. Un véritable groupe car le projet qui réunit Socalled et les musiciens formait une véritable symbiose, de la musique décomplexée de toute esthétique, attitude, ou cliché ambiant. On est venu voir une performance musicale et humaniste, et basta. Suite du programme, installation d’un piano à queue, une guitare folk, haha, je salive, maisnon, c’est Mina Tindle qui prends la relève. Le public accroche, mais je passe mon chemin dès les premières secondes, mon esprit caustique s’emballe avant même que le set du duo folk ne commence. Entre le pianiste qui hésite entre mélodie et électron simpliste, et Mina Tindle, qui joue les Birkin à la sauce Shannon Wright, ça m’exaspère à tel point que je commence déjà à penser au club le Chat Noir où est programmé Para One et ses potes. Daniel Darc qui prend ici la suite n’arrange rien. Affaire à suivre.
istanbul | presse | coucours | newsletter | rss | myspace | mail | chezmanucbien.net - tous droits reservés

Mots-clés: blog, ecoute, mp3, disques, cinéma, expo photos, gros plan, collage, liens, le krautrock de Kraftwerk à Daft Punk, Istanbul,
Arcade Fire, Blood Brothers, Bonnie Prince Billy, Kentaro, Dupuy-Berberian, Holden, Nathan Fake, Cold War Kids, LCD Soundsystem,...