Pendant ce temps-là à Istanbul...
C'est énorme, gigantesque! Un mois déjà que je suis là. J'ai déjà rencontré plein de gens, des djeunes turcs, des erasmus, des amis. J'ai fait pas mal de bars, de concerts, de clubs et ai vu quelques artistes extraordinaires qu'on ne connaît pas encore en Europe. Je continue à en apprendre un peu plus chaque jour, en prenant soin de ne pas passer pour un touriste de base.

 

Bulgaria 80s

Mieux que les soirées « goldies but oldies » du vendredi soir au Mono, la Bulgarie offre une immersion complète dans un tout petit pays où le temps semble s’être arrêté. Les magasins de la grande artère de Sofia proposent du Nescafé, des journaux en cirylique. Depuis le trottoir on entend Donovan, Chumbawamba, Modern Talking. La gare de la capitale bulgare impose un style soviétique, délabré et desertique. L’herbe pousse entre les rames, et le train fait passer le Corail français pour des engins du futur. C’est incroyablement calme, presque soupçonneux. Remarque, ça change des klaxons d’Istanbul.
L’état général des routes, tramways et même de la coupe de Madame Toutlemonde sont en mauvais état, comme laissé à l’abandon après l’effondrement du bloc communiste - 1989 : chutte du mur de Berlin ndrl. D’ailleurs devant l’Eglise on peut chinner toutes sortes de souvenirs de guerre en échange de quelques levas : médailles, chapeaux, casquettes militaires, couteux, et divers babioles arborant une faucille, un marteaux, ou une croix gammée. Je trouve quelques vinyles sympas comme Louis Armstrong et des « oldies but goldies » de circonstance : un Abba avec un pochette superbe et une bo d’un western slave-spaghetti (comment on dit : western backlava ?) qui a l’air culte. Mais le plus chouette, c’est qu’on se paie des banquets festifs pour le prix d’un big mac. Elle est pas belle la vie ?